Tour du lac de Vouglans (TLV)

On commence par la boucle Nord que je ne connais pas. On part du camping Surchauffant au Pont de La Pyle > direction le village de Pont de Poitte > puis les alentours de Bérésia Sur Ain, où on rejoindra le bord du lac pour y passer la nuit. (env. 28 km)

IMG_1590
Pont de la Pyle


Le chemin menant à Pont de Poitte alterne passages en sous-bois, chemins blancs en plein soleil, goudron et villages. On se passerai volontiers du goudron et du béton, mais ne connaissant pas ce côté du lac, je suis « bêtement » le balisage GRP.

Notre ami l’Âne, rencontré en chemin, avait bien envie de se faire la malle pour venir randonner avec nous, ce qui n’aurait certainement pas plût à Iron.


L’arrivée à Pont de Poitte est … surprenante. Je n’avais pas le souvenir des ces jolis petits coins, certes, pas totalement naturels mais tout de même mignonnets.


Pour l’instant on est loin des « Waouh » qu’on peut avoir en moyenne/haute montagne. J’arrive même à me demander quelle idée m’a pris de faire cette rando en plus ce n’est que du plat, c’est long, ça fait mal au pieds, je m’ennuie ! Bref j’espère que demain sera mieux…

Heureusement les chiens ont un super comportement, ils tiennent bien leur gauche sur les routes, marquent bien l’arrêt sur les passages piétons, je n’ai pas eu besoin de sortir les longes. Les gens qu’on croise sont amusés par leur sacoches et « épatés » par leur obéissance (Oui à ce moment là je suis très fière d’eux, ce qui sera loin d’être le cas le dernier jour).


Les kilomètres défilent, le soleil baisse petit à petit, la soirée arrive. Je me mets en quête d’un coin pour la nuit, je privilégie le bord du lac afin d’avoir de l’eau à disposition. C’est le VRAI point positif de la journée, le meilleur moment, reposant/apaisant bien qu’il faille monter le camp.

Il a plu les jours précédents et j’ai du mal à faire partir le feu (tellement de mal que le lendemain je n’avais plus de gaz dans le briquet). La nuit est tombée rapidement, le ciel s’est couvert, ce n’est pas ce soir que je ferai de jolies photos. Plus loin de l’autre côté du lac il y a du monde, je vois la lueur de leur feu de camp et j’entends quelques accords de gratte, ça c’est vraiment cool !


Vers 23h00, Mug arrive (il n’était qu’à quelques mètres mais faisait sa vie autour du camp, comme d’hab), je le vois mousser de bave, je commence vraiment à m’inquiéter, à la limite d’avoir les larmes aux yeux car il n’est vraiment pas bien…
Iron a dû ressentir mon inquiétude, il est sorti de la tente, Mug a lever la tête pour se laisser renifler, il avait les yeux tout ronds qui exprimaient « Je ne comprends pas, j’ai peur ». Après inspection, Iron s’est mis à remuer la queue comme pour se foutre de la gueule de Mug, vraiment !! j’ai alors explosé de rire car j’ai compris que ce n’était pas grave et Mug avait son air un peu « abruti » qui était encore plus drôle.

Le pauvre à surement été malade à cause de moi, il a mangé mon reste de soupe aux champignons… qu’Iron lui avait dédaigné d’un geste de la tête.

Au réveil, la brume court au dessus de l’eau, le soleil perce un peu et donne une ambiance particulière, une ambiance très appréciable.


Les chiens eux sont excités comme des puces, je sens qu’ils vont m’en faire baver aujourd’hui… Mug  se calme un instant et prend la pose afin d’envoyer sa candidature pour le prochain Star Wars.

Je parle et prends beaucoup de photos de Mug car il a attend une famille pour la vie, il est à la maison uniquement le temps de trouver une Vraie Famille… malheureusement il attend depuis longtemps…)


Il est l’heure de reprendre le chemin direction le barrage de Vouglans, je monterai le camp pour la nuit aux alentours de Moirans en Montagne / Lect. (30 km)

Mais on n’est pas près d’arriver… car 30 minutes seulement après le départ, nous voilà déjà arrêtés sur le bord du chemin. Un des scratch des sacoches de Mug s’est totalement décousu, la sacoche bouge trop et commence à s’arracher vers la bande de renfort… bon cette fois j’ai la preuve que la matière utilisée n’est pas égale à celle de Ruffwear même si cela se voyait déjà à l’œil mais bon la différence de prix est énorme entre les 2 les modèles.
Ayant oublié le fil et l’aiguille je me retrouve à porter le sac de bât. Tranquille le petit Mug il s’en sort bien, plus rien à porter, libre pour faire des conneries.

Après avoir passé Coyron, la randonnée devient plus intéressante (ce n’est que mon avis personnel), j’ai l’impression de retrouver le Jura que j’aime.

On rejoint le village de Maisod, sa chapelle, son château, puis un des sentiers  « Sept contes en balade » (une initiative de la communauté des communes du Jura Sud, ce n’est pas pour rien que celle-ci « revendique » être Le pays des enfants), si vous aussi vous adorez les jolies histoires vous aimerez surement celle de la Sirène égarée.


Le chemin rejoint le bord du lac en passant juste à coté du port et de la plage de la Mercantine avant de reprendre un peu de hauteur pour passer par le point de vue de la roche aux Corneilles, un peu en dessous des falaises du Regardoir et de « sa » via ferrata


Je connais un peu le coin et je me demande où je vais pouvoir dormir car les bords du lac sont très pentus et se terminent en caillasse. La Refraiche est facile d’accès mais il y a souvent du monde, je n’essaie même pas, je continue et descendrai un peu plus loin.

Après avoir exploré un peu le bord du lac je trouve un joli petit coin avec de l’herbe et quasiment plat, génial. Je retourne chercher les affaires laissées plus haut dans la forêt, pour monter le camp.

Les affaires à peine déposées, les chiens trouvent un coin ombragé et commencent déjà leur nuit… Alors que moi je m’affaire à installer le bivouac.
La tente à peine montée et leur dodo installé, les chiens filent dans la tente, en profitant un peu de mon matelas et de mon sac de couchage. Iron à l’air plus en forme, disons qu’il sait s’économiser alors que Mug est toujours à 100%.

Le feu prend mieux aujourd’hui (heureusement j’avais un 2ème briquet) et le couché de soleil qui se reflète sur le lac est splendide ! Qu’est-ce qu’on est bien, je pourrais rester au coin du feu pendant des heures à penser à tout et à rien, à écrire ou même lire.

02h43 l’alarme biologique de Mug se met en marche, besoin de faire pipi ! Cool, je vais peut-être pouvoir faire des photos de nuit … sauf que la lune est là du coup on voit moins les étoiles, dommage pour une fois que j’ai le courage de sortir en pleine nuit…

A 7h30 un bateau passe, debout !! Les chiens restent dormir dans la tente jusqu’à ce que je les foute dehors pour plier… Ils ont vraiment la flemme ou alors ils savent que cette journée va être interminable…


C’est le dernier jour et on a encore pas passé le barrage, ce qui signifie qu’on a toute la partie Ouest de la boucle Sud à terminer, plus une petite partie de la boucle Nord… soit environ 37 km.

Direction le barrage, mes pieds me font vraiment souffrir mais ça, c’est dans la tête, il suffit de ne pas y penser. Il est possible de passer par le belvédère du champs palard, le chemin retombe sur GR quelques croisements plus loin.

Ensuite il y a de nouveau 2 possibilités pour rejoindre Vouglans : continuer par le GR où il y rien à voir du tout ou bien suivre le balisage jaune. La 2ème solution est la plus jolie, le chemin de la messes à lui seul vaut ce petit détour de 1 km (connaissant déjà cette partie, j’ai continué sur le GR malgré l’ennui que ce chemin procure).

Je crois qu’on est tous fatigués, les chiens ont du mal à rester concentrés et me font pas mal de conneries, je perds assez vite patience et je suis contente d’avoir le baudrier et les longes pour les attacher lors des passages en bord de route.


On quitte enfin le GRP pour longer le bord du lac en passant par la chartreuse jusqu’à Bellecin, tellement plus cool (ancien balisage du GRP) que l’itinéraire actuel, même si cela fait rater le belvédère des Bourlaches.


Les km sont tellement horribles qu’à environ 4km de la fin, je fais le choix de couper environ 1 km en descendant par le travers de buis ! assez merdique mais tellement plus court !

Pour motiver Iron il suffit de lui dire « le poulet », il se lèche les babines et accélère ! c’est tellement meilleur que les croquettes de rando …

On voit le Pont de la Pyle, l’arrivée à la voiture est une véritable délivrance pour tous les 3 !!!

 



C’est la 1ere fois que je pars faire un GRP en intégralité … c’est bien ce qui me semblait, ces randonnées ne sont pas vraiment pour moi.

Entre goudron, villages et chemins blancs souvent inintéressants car il n’y a rien à voir, je préfère de loin faire mon propre circuit sans trop emprunter ces autoroutes à piétons que sont les GR et parfois les GRP. Le gros + c’est l’ombre, grâce à tous les passages en sous bois et qu’on est pas obligé de faire le tour en totale autonomie, ce qui est un réel avantage pour ceux qui ne peuvent pas faire de rando en autonomie.

Bien entendu les variantes qui sont plus jolies ne sont pas indiquées, ne connaissant pas la boucle Nord, j’ai donc suivi « bêtement » le balisage, en oubliant parfois de tourner pour prendre d’autres options qui me semblaient plus intéressantes sur la carte IGN.

J’ai aussi effectué le tour trop rapidement, la pluie était annoncée pour mercredi matin (je n’avais que 3 jours mais comme d’habitude ma super ponctualité ne m’a laissé que 2 jours et demi pour faire le tour en intégralité)
Je n’avais pas l’envie ni le courage de devoir plier le bivouac sous la flotte. Je suis donc passée parfois à coté de belvédères sans prendre la peine de faire le détour, avec des journées entre 28 et 34km et n’ayant pas l’habitude du plat je n’avais vraiment pas les pieds pour faire 4km de plus dans la journée.


En bref :

C’est une rando qui vaut le coup, si on se penche sérieusement sur l’itinéraire notamment pour les rebutés du goudron, comme moi. Il faut aussi prendre le temps pour pleinement en profiter.

Temps à consacrer :
Je pense que 4 jours ne sont pas de trop pour apprécier pleinement cette rando, il faut pouvoir prendre le temps de faire les petits détours, les km et dénivelé supplémentaires pour alterner bords de lac pour la baignade et hauteurs de lac pour les nombreux points de vue et belvédères.

Le positif :
nombreux campings et hébergements qui permettent de faire le tour sans la nécessité de partir en autonomie. Cela peut permettre aussi de faire des randonnées à la journées mais aussi d’autres activités notamment nautiques.
– Beaucoup de passages en sous bois qui permettent d’être à l’ombre
– La présence d’eau et les nombreuses possibilités de baignade
– Peu de monde (en dehors des coins de baignade et villages)

Le négatif :
– Chemin pas toujours intéressant (si on suit le balisage GRP)
– Beaucoup de passages sur goudrons et villages


Itinéraire :


Télécharger la trace GPX
Télécharger le PDF

 

Laisser un commentaire