Welcome en Chartreuse

Ce weekend c’était ma 1ere vraie rando sur le massif de la Chartreuse, après ma tentative du 1er mai annulée par la neige. Une grosse boucle de 23 km et D+ 1750m comportant des passages délicats.

J’avais un peu peur de faire cette rando par un beau weekend comme celui-ci sachant que ce massif est très couru… mais l’itinéraire effectué reste en parti assez sauvage, la difficulté du parcours en est surement la cause.

C’est avec le corps endolori et le cerveau dans les nuages que j’ai repris le travail.

Difficile de se concentrer quand on a encore ces délicieuses images de montagne en mémoire et de ses sons qui résonnent encore dans notre tête.

L’eau des torrents qui se fracasse contre les rochers, loin, si loin en contrebas des sauts .

L’eau de cette source qui jaillit d’un jet plus ou moins intermittent et qui vous berce avant de dormir.

Les cloches des vaches qui résonnent contre les parois rocheuses.

Les chants des oiseaux qui passent au dessus de vos têtes dans un élan de liberté.

Le bêlement des moufflons qui attirent grandement la curiosité.

Le bruit du vent qui nous glace.

Et ce silence, pas n’importe quel silence mais celui d’une harmonie parfois troublée par les bruits de la vallée remontants jusqu’aux cieux.

Ce couché de soleil, digne d’une véritable carte postale.

Ce magnifique ciel étoilé qu’on voudrait admirer toute la nuit.

Ces panoramas qui nous font voir au-delà de ce qu’on peut imaginer, au-delà des frontières.

Ecrire pour partager avant que la magie de cet instant éphémère s’estompe…


Jour 1 : 14 km et D+1600m

Départ de Chalais, on monte direction l’abri de la Roize dans lequel on avait dormi le weekend du 1er Mai, quand on avait été bloqué par l’instabilité du manteau neigeux et où on avait rencontré Joan, un jeune codeur qui randonne et voyage avec sa copine.

Ce passage en forêt permet à Mug de tester son nouveau harnais de bat … et c’est un véritable bulldozer, rien ne résiste à son passage, pas même Iron et les branches de sapins.

 

On poursuit par le sentier de Charminelle qui comporte de nombreux passages techniques jusqu’à l’Infernet.

 

Direction le Col de la Sure, à partir de là le chemin devient plus fréquenté, beaucoup moins sauvage et on entre dans les zones de pâturages (vaches).

 

On fait un rapide aller/retour au sommet de la Grande Sûre puis il nous restera que quelques km pour atteindre le refuge d’Hurtières, où on est censé passer la nuit.

 

Arrivé à Hurtières, j’ai eu les mauvaises surprises de voir que tout l’alentour du refuge était occupé par une horde de mouflons et que le refuge était divisé en 2 pour accueillir le berger et son chien.

Mug pendant ce temps, fait encore des siennes. En voulant se rouler sur une charogne, il s’est retrouvé à faire des pirouettes et a débarouler une pente herbeuse. Ce chien est un vrai comique !

 

Ce qui m’a poussé à continuer une heure de plus jusqu’au chalet des Bannettes. C’est sans déplaire à Mug qui à trouver de quoi manger sur le chemin.

 


On installe le camp et on monte admirer le coucher de Soleil depuis le sommet du Rocher de Chalves (non inclus dans le tracé)

 


Il est maintenant l’heure de faire dodo, Mug à peine couché, ronfle déjà comme une locomotive. Soudain, de fortes odeurs de gaz envahissent la tente, mais rien ne le perturbe dans son profond sommeil, pas mêmes ces odeurs nauséabondes qu’il a tendance à apprécier.


Jour 2 : 9 km et D+ 145m

Aujourd’hui c’est une micro journée qui nous attend, on rejoint la Cheminée de Mont St Martin qui est technique mais bien équipée (les chiens n’ont pas eu de difficulté) puis le parking de l’abbaye de Chalais.

 

Je suis contente d’arriver à la voiture car mon sac à dos m’a brulé vers la clavicule et c’est assez douloureux… même si l’envie de continuer encore reste intacte.


En Bref :

Une jolie rando qui reste en partie sauvage et que je recommande. A faire de préférence hors estive pour mieux en profiter et pouvoir dormir à Hurtières, se qui permettra de mieux répartir les kilomètres et le dénivelé. Cette randonnée n’est pas à faire quand on est débutants, il y a de nombreux passages délicats.

Le temps à consacrer :
2 jours
Les plus :
– itinéraire en partie sauvage
– fréquentation modérée pour ce massif
– points d’eau réguliers

Les moins :
– présence des troupeaux (sauvages et domestiques)
– la difficulté


L’itinéraire :

Télécharger la trace GPX
Télécharger le PDF

Laisser un commentaire